
« Dialogue d’un chien avec son maître » de Jean-Marie Piemme par la compagnie La Boite à Sardine
Une comédie contemporaine. L’histoire d’une rencontre. Un homme et un chien. Un portier d’hôtel de luxe qui vit dans une caravane et un chien qui fait des cabrioles sur la bretelle d’autoroute pour goûter aux crissements des carambolages.
Ils font preuve de la même éloquence, de la même indignation face à l’état du monde et du même appétit à pourfendre la bêtise des uns et l’égoïsme des autres.
Mais il faudra bien des rebondissements, des mensonges, des coups fourrés pour que ces deux individus si peu recommandables s’apprivoisent. C’est aussi l’histoire d’un père qui prétend avoir perdu sa fille ...

« L’invité » de David Pharao par le Théâtre Ad’Hoc
Après une longue période de chômage, Gérard se voit proposer un poste lucratif en Indonésie, et de ce fait, invite son nouvel employeur à dîner chez lui.
Affolée à l'idée de ne pas être à la hauteur, son épouse Colette demande au voisin Alexandre, un gourou de la communication, de tout arranger : appartement, look, repas. S'ensuit une série de faits inattendus, jusqu'à l'arrivée du fameux invité...
« La symphonie des Faux Culs » d’Olivier Lejeune par la Troupe d’Yvias
Hubert Karann, célèbre chef d’orchestre qui s’apprête à diriger un concert, reçoit dans sa loge la visite de Henri Karpett, un fan très collant, qui va lui prouver, preuves à l’appui, qu’ils sont nés le même jour, sous la même configuration astrale, et qu’ils ont un destin parfaitement identique. Sauf que le fan étant né deux heures avant lui, Hubert devrait logiquement vivre les mêmes choses, deux heures plus tard.
Et lorsque justement Henri apprend à Hubert que les infidélités de son épouse lui ont été révélées il y a deux heures, ce dernier commence à s’affoler. D’autant plus que toutes les prédictions du fan se concrétisent au fur et à mesure que le concert s’approche, et qu’il voit débarquer à l’improviste son épouse, alors qu’elle n’assiste jamais à ses concerts.
Notre héros va tenter l’impossible pour contrecarrer ce coup du sort qui lui semble imparable. Un diabolique jeu du chat et la souris s’engage. Une course contre la montre, un suspense jusqu’à la chute finale…car les faux-culs sont beaucoup plus nombreux qu’on le croit !

« Du Beau Temps », montage d’une soixantaine de saynètes courtes et comiques tirées des pièces « Un riche, trois pauvres », « Clap » et « Black-Out » de « Calaferte » par la compagnie LéZ’Arts
Dans une succession de situations cocasses mais vraisemblables, les dialogues et monologues, crus incisifs, caustiques des personnages expriment leurs angoisses, leur amertume et leur bêtise avec chaque instant un salutaire humour noir.
Car Calaferte use de ce rire sacrilège pour fustiger l’obéissance aveugle, la bêtise des foules, les privilèges, le conformisme et toutes les autorités (religieuses, militaire, judiciaire…).
Il se rit de tout même de la mort, toujours présente avec cette politesse du désespoir qui définit l’humour noir, soulignant au passage avec émotion la solitude des êtres.
« Du beau temps » est donc un savoureux mélange comique, incisif et émouvant et retrace de la genèse à l’apocalypse, que l’homme finit par provoquer, une brève, drôle et grinçante histoire de notre société.

« Licémone » de Julia Lemaire et Pierre Le Bot par la compagnie Science 89, spectacle réservé aux écoles
Une comédienne entre sur scène, et nous raconte... Une maison, la nuit. Une petite fille, Licémone, inquiète. Il y a un bruit. D'où vient-il ? Courageusement, elle inspecte toutes les pièces de la maison, et devant chaque porte, elle perçoit des bruits. La fillette tend l'oreille...
Mais ne serait-ce pas de la musique ? Au fil de ses déambulations dans cet espace clos, Licémone s'évade et nous emmène dans l'imaginaire de l'enfance où chaque objet est susceptible de prendre vie, avec son caractère, son histoire propre, et où chaque bruissement devient la source d'une chanson.
« Molière par Elle-même » de Françoise Thyrion par la compagnie Science 89
Une jeune conférencière s'apprête à donner une conférence sur Molière. Mais très vite, un étrange dédoublement se produit : sous ses traits, c'est un «autre » qui l'interrompt, parle à la première personne et se raconte.
D'un coup, cette universitaire inexpérimentée et un peu déjantée se débat, s'agite et tente de faire bonne figure, mais, peine perdue, elle devient peu à peu Jean-Baptiste Poquelin.
Ce personnage tourmenté passe de Madeleine Béjart à Louis XIV, évoque les grands auteurs et acteurs du XVIIe siècle, ce qui n'est pas sans résonance avec la vie des comédiens d'aujourd'hui.

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