12/02/2026
Aux chantiers navals, les scolaires ont des questions plein la tête et des étoiles plein les yeux
Jeudi 5 et 12 février, les élèves des écoles Jacques-Cartier et Saint-Goustan se sont rendus aux chantiers navals du Croisic pour observer les travaux menés par l’écurie Bord à Bord sur leurs trimarans Inter Invest et Wewise.
Inspection des travaux insolite aux chantiers navals du Croisic. Les élèves des écoles Jacques-Cartier et Saint-Goustan ont rendu visite aux marins d’Inter Invest et Wewise respectivement les jeudis 5 et 12 février. Les deux équipes réunies sous l’écurie Bord à Bord en catégorie Ocean Fifty ont effectué l’entretien de leurs bateaux en vue des prochaines courses de la saison 2026. Une étape annuelle qui a débuté en décembre et se termine mi-mars.
La trentaine d’élèves vient de franchir la porte des chantiers navals et le silence prend rapidement le dessus sur les bavardages. La hauteur sous plafond de l’établissement impressionne, autant que les deux trimarans situés au-dessus d’eux, perchés à deux mètres du sol. Les accompagnants comme les enfants ont de quoi se sentir tout petits à côté de ces géants des mers d’une dimension de 15,2 m sur 15,2 m chacun. Autour, les membres de l’équipe technique s’affairent aux réparations. Pendant que les enfants passent, observent chaque recoin des navires et posent les questions… beaucoup de questions : « Est-ce que le bateau est grand ? Comment vous allez faire pour le remettre à l’eau ? »
Interrogatoire surprise
C’est tout l’intérêt de ces rencontres. Les enfants apprennent avec des exemples pratiques, en étant sur place. Parfait pour emmagasiner un maximum d’informations. Imaginer les journées d’un marin en mer devient tangible lorsqu’on peut voir de près là où ils dorment, où ils mangent et comment ils se déplacent « sur le filet, c’est comme sur un trampoline » vulgarise Jean-Baptiste Gelée, directeur technique de Bord à Bord.
Autant de questionnements que les navigateurs n’envisagent pas forcément et qui les obligent à voir leur quotidien avec un certain recul. « Leurs questions sont très concrètes. Ce n’est pas comme avec les adultes, résume Paul, préparateur du trimaran Wewise. C’est direct et naturel. On a les réponses mais il faut réfléchir à la question. Ils sont intéressés et intéressants. »
Au plus près des enfants
Les membres de Bord à Bord sont habitués à ce genre d’exercice. Avant cette visite, ils sont allés voir les élèves en classe, pour leur expliquer le métier. Ils leur ont préalablement fourni un petit kit pédagogique afin de préparer ces rencontres en deux temps.
Au-delà du Croisic, l’équipe d’Inter Invest a conclu un partenariat important avec l’Hôpital Necker de Paris, spécialisé dans le soin des enfants malades. Chaque année, ils accueillent des enfants hospitalisés et leur proposent de faire une balade en trimaran. Lors de la dernière Transat Café l’Or, les jeunes sont venus les encourager sur le port. « On travaille en mécénat avec nos sponsors, qui nous permettent notamment de financer des chambres conçues pour analyser les crises d’épilepsie, détaille Jean-Baptiste Gelée. Évidemment, on adore faire ça. On a eu leur âge et les voir avec des étoiles dans les yeux, c’est génial », poursuit le marin. En échange de bons souvenirs, les écoliers leur ont donné quelques dessins. Les deux parties se sont donné rendez-vous pour la mise à l’eau des deux trimarans en mars. En attendant, le lien avec les classes du Croisic n’est pas prêt d’être rompu. « On peut l’appeler JB ? », demande un CM1. Encore une question surprenante mais toujours bon enfant.
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